Le Monoï

Les légendes et les traditions précisent que le Monoï de Tahiti a toujours été présent dans la vie des Polynésiens que cela soit au cours de rites traditionnels, en remèdes ou pour des soins de beauté du corps et des cheveux.

Au cours de cérémonies qui se déroulaient sur le marae (lieu de culte), les prêtres ma’ohi se servaient du Monoï de Tahiti pour oindre les nouveau-nés, les objets sacrés et pour purifier les offrandes. Les composants du Monoï de Tahiti sont également présents dans la médecine populaire des îles de Polynésie et les fleurs de Tiare sont utilisées par  exemple pour soigner les maux d’oreille, certains eczémas ou simplement pour prévenir les piqûres d’insectes. Les vahinés, aujourd’hui encore, utilisent le Monoï de Tahiti pour l’hydratation du corps, la protection des cheveux, les soins quotidiens…

C’est un véritable secret de beauté qui passe ainsi de génération en génération.

Le “Gardenia taitensis” :

Endémique à la Polynésie française, la fleur de Tiaré présente des propriétés originales. Apparaissant comme l’un des principaux ingrédients de la pharmacopée polynésienne, elle est citée dans le traitement des migraines, des maux  d’oreilles, le soin des plaies ou de certains eczémas. La fleur de Tiaré, qui exhale un parfum puissant et suave, sécrète en effet  une huile essentielle riche en alcools (alcool benzylique), alcools terpéniques (linalol...) et esters (salicylate de méthyle...) connus pour  leurs propriétés assainissantes et apaisantes.


L’huile de Coprah raffinée :

L’huile de Coprah utilisée pour la fabrication du Monoï est une huile première pression raffinée d’excellentes qualités organoleptiques. Très riche en acide gras saturés (acide laurique notamment), elle présente une remarquable stabilité. Ingrédient émulsifiant très apprécié en cosmétique, l'huile de Coprah raffinée contribue également à adoucir la peau par ses propriétés émollientes.



L’appellation d'origine, décret 92-340 du 01.04.92 :

« Le Monoï de Tahiti est le produit obtenu par la macération de fleurs de Tiaré dans l’huile de Coprah raffinée, extraite de noix de coco récoltées dans l’aire géographique de la Polynésie française au stade de noix mûres,  sur des sols d’origine corallienne. Ces noix doivent provenir du cocotier « Cocos  Nucifera » et les fleurs de Tiaré de l’espèce végétale « Gardenia Tahitensis » (Flore de  candolle) d’origine polynésienne récoltées au stade de fleurs en bouton… »